Des falaises exceptionnelles en pleine nature

Grandiose, le cirque de Gens offre, depuis ses hauteurs, le spectacle toujours renouvelé des hautes falaises  et de la rivière serpentant à ses pieds. La promesse d’une baignade rafraîchissante en plus.

L’Ardèche et la Ligne s’y sont mises à deux pour sculpter dans le calcaire une succession de méandres et de défilé. Descendant de la montagne ardéchoise, après avoir contourné les profondes châtaigneraies, affronté l’austère garrigue du plateau des Gras, réputé pour ses dolmens et ses capitellles immémoriales, les deux rivières ardéchoises ont en commun d’avoir dessiné de profonds passages naturels? En amont de Vallon-Pont-d’Arc, couvrant une superficie de 340 hectares, sur les communes de Chauzon, Labeaume et Ruoms, ces défilés aux perspectives spectaculaires sont protégés, en raison de leur grand intérêt  paysager, en tant que site classé. À Chauzon, il faut aller se poster sur le belvédère : l’Ardèche y dévoile dans l’un de ses méandres le grandiose cirque de Gens.

La beauté saisissante de ces falaises, outre leurs profondeurs, est due à une superposition de couches de calcaires durs et massifs, le tout avec une presque parfaite symétrie. Cette originalité et la qualité de la roche n’échappèrent pas aux romains, qui s’en servirent pour édifier leurs ouvrages d’art, dont ils n’étaient point avares, sur tout le territoire de l’Empire. À la fin du XIXe siècle, la toujours exceptionnelle réputation de ce calcaire dépassa largement les frontières. Cette pierre extraite des carrières de Ruoms servit à bâtir le socle de la statue de la Liberté à New-York. Plus proches de nous, la cathédrale de Gap, le port de Sète, la gare Saint-Charles à Marseille, le théâtre de Montpellier…ont été construits avec du calcaire de Ruoms. Considération minéralogique mise à part, après la descente du plateau au maquis écrasé de soleil, rien de tel pour le randonneur que de gagner la berge boisée d’une des petites plages qui bordent l’Ardèche, invitant à la baignade.

Cirque de Gens